miércoles, 12 de febrero de 2014

Les hypothèses avancées par les chercheurs




Les mécanismes de la dyslexie selon la théorie phonologique (extrait de l’Expertise collective Inserm, 2007, p. 514)
Les mécanismes de la dyslexie selon la théorie phonologique (extrait de l’Expertise collective Inserm, 2007, p. 514)
Pourquoi certains enfants éprouvent-ils des difficultés pour apprendre à lire, écrire ou calculer ? Les travaux de recherche sur les troubles des apprentissages concernent essentiellement la dyslexie. La présence d’un dysfonctionnement des circuits cérébraux impliqués dans la phonologie (représentation et traitement des sons de la parole) est aujourd’hui la cause la plus couramment admise de la dyslexie. Cependant l'association fréquente de la dyslexie avec d'autres troubles du développement incite les chercheurs à explorer d'autres pistes On a ainsi souligné l’importance de la dimension visuelle (analyse spatiale de la séquence des lettres dans le mot), du traitement temporel (rapidité des informations transmises dans la parole), des déficits plus larges de coordination motrice ("hypothèse cérébelleuse"). 
Un parent dyslexique a un risque augmenté d'avoir un enfant également dyslexique par rapport à un parent non dyslexique. Les études de jumeaux menées au plan international ont permis d’estimer à 50 % l’héritabilité de la dyslexie. La recherche des gènes impliqués est encore récente, mais des résultats concordants pointent vers la responsabilité de gènes impliqués dans la migration pendant les étapes précoces du développement cérébral des neurones situés dans les aires cérébrales qui seront recrutées bien plus tard dans l’apprentissage de la lecture. Certains allèles augmentent le risque de développer une dyslexie en interaction avec de nombreux autres facteurs : biochimiques, traumatiques, linguistiques, socio-éducatifs, psychologiques…
Diagnostiquer au plus tôt les enfants en difficulté
Le dépistage systématique lors de l’examen obligatoire de la sixième année, réalisé par les médecins et infirmières de l’Éducation nationale, ne peut concerner la dyslexie puisque l’apprentissage de la lecture n’a pas commencé. En revanche, il permet d’identifier les enfants atteints d’un trouble du langage oral (éventuellement déjà observé à l’examen de 4 ans). Une dysphasie diagnostiquée dès la maternelle est un facteur de risque de dyslexie dans 50 % des cas. Après le signalement d’une difficulté d’apprentissage par un enseignant, l’enfant peut bénéficier d’un dépistage individuel, réalisé au sein de l’école par les médecins de l’Éducation nationale, les psychologues et enseignants spécialisés appartenant au réseau d’aide aux élèves en difficulté (Rased). Le diagnostic nécessite les compétences de plusieurs professionnels réunis au sein d’une équipe pluridisciplinaire : une quarantaine de centres de référence ont été créés au sein des centres hospitaliers universitaires.

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