martes, 18 de febrero de 2014

Dyspraxie


Qu’est-ce que la dyspraxie ?

La dyspraxie développementale est un trouble des apprentissages spécifiques au même titre que la dyslexie. Selon Stamback (1962) « il s’agit d’enfants d’intelligence normale, ayant une relative facilité dans le domaine du langage mais présentant par ailleurs des difficultés importantes sur le plan moteur et de l’organisation spatiale ». Les enfants dyspraxiques ont des difficultés à planifier, à programmer et à coordonner des gestes complexes, intentionnels et orientés vers un but. Ils ont des difficultés à élaborer le programme moteur qui leur permettra de réaliser un geste conscient, à prendre en compte les feedbacks internes et externes pour modifier leur mouvement et surtout leur cerveau n’intègre pas la séquence motrice qui sous-tend l’automatisation d’un geste. Les gestes complexes nécessitant un apprentissage, comme l’écriture, ne deviennent donc jamais automatiques chez les enfants dyspraxiques qui doivent tout au long de leur existence prêter une attention importante à des gestes que les autres enfants apprennent peu à peu à réaliser de manière automatique.
Dans la majeure partie des cas, ces difficultés de coordination des praxies sont associées à des troubles oculomoteurs. Les enfants dyspraxiques ont des difficultés à organiser leur regard et de la même façon qu’ils doivent contrôler consciemment l’organisation des gestes complexes, ils doivent contrôler volontairement l’organisation et le calibrage de leurs saccades oculaires. Cette difficulté à acquérir des stratégies de regard efficaces est extrêmement pénalisante puisqu’elle compromet l’accès aux informations présentées visuellement.

Un handicap méconnu mais fréquent :

En ce qui concerne la prévalence de la dyspraxie, les chiffres sont élevés: 5 à 7% des enfants de 5 à 11 ans selon le haut comité de santé publique. Même s'il est évident que tous les enfants sont loin d'être repérés à l'époque actuelle, cette pathologie est susceptible de concerner plus de 250 000 enfants scolarisés en primaire soit près d’un enfant par classe.

Un dysfonctionnement cérébral

Parce que ces perturbations apparaissent en l’absence de lésion cérébrale avérée, elles ont trop souvent par le passé été mises sur le compte d’une immaturité de l’enfant, d’un trouble affectif ou d’un manque de stimulations. Elles sont en fait le reflet d’un dysfonctionnement du cerveau.

Conséquences de la dyspraxie dans la vie quotidienne

Comme pour toute pathologie développementale, les troubles ont une expression plus ou moins sévère suivant les enfants mais les conséquences de la dyspraxie sont multiples et perturbent la vie quotidienne. Les enfants dyspraxiques sont pathologiquement maladroits. Ils tombent, se cognent, bousculent les autres et laissent échapper les objets. Ils rencontrent de grandes difficultés à s’habiller seuls, ne parviennent pas à faire leurs lacets, à boutonner leurs boutons. Les séances d’habillage leur demandent des efforts considérables et tout imprévu, telle qu’une manche de manteau à l’envers, aboutit inéluctablement à un échec, l’enfant s’avérant alors incapable de s’habiller. Le maniement des couverts reste longtemps difficile et les enfants dyspraxiques ont bien du mal à manger proprement et à ne pas renverser leur verre. Prendre un aliment dans une assiette avec une fourchette et le porter jusqu’à leur bouche requiert toute leur attention et ils préfèrent souvent manger avec leurs doigts ou ne pas manger tant l’effort est important. Se repérer dans l’espace est extrêmement difficile pour ces enfants qui errent dans les couloirs sans parvenir à retrouver leur salle de classe. Ils rencontrent aussi de réelles difficultés à se repérer dans le temps et décontenancent leur entourage en demandant en plein milieu de journée si on est le matin ou le soir. Les difficultés visuo-spatiales rendent très difficiles les activités de rangement et d’organisation des objets (préparation du cartable, par exemple).
La sphère des loisirs n’est pas épargnée. Rares sont ceux qui parviennent à coordonner suffisamment bien les jambes et les bras pour apprendre à nager ou à pédaler sur une bicyclette dans les âges standards et attraper et lancer un ballon dans une direction déterminée est loin d’être évident pour eux. Leurs difficultés de motricité fine les gênent dans bon nombre d’activités : les jeux de construction, les puzzles, mais aussi le coloriage, le dessin, et le découpage

Les "dys" maladies


Voici un bilan de données scientifiques sur les "dys" maladies
https://skydrive.live.com/view.aspx?cid=270470BF3ED1D2DB&resid=270470BF3ED1D2DB!783&app=WordPdf&wdo=1

La dyslexie pourrait être liée à un problème d’attention,

Voici un lien pour savoir sur la dyslexie avec d'audio!
http://www.inserm.fr/actualites/rubriques/actualites-recherche/la-dyslexie-pourrait-etre-liee-a-un-probleme-d-attention

La Dyspraxie



La dyspraxie développementale est un trouble des apprentissages spécifiques. Les enfants dyspraxiques ont des difficultés à planifier, à programmer et à coordonner des gestes complexes, intentionnels et orientés vers un but, à élaborer le programme moteur qui leur permettra de réaliser un geste conscient, à prendre en compte les feedbacks internes et externes pour modifier leur mouvement. Leur cerveau n’intègre pas la séquence motrice qui sous-tend l’automatisation d’un geste. La prévalence de la dyspraxie est élevée : 5 à 7 % des enfants de 5 à 11 ans, selon le Haut Comité de santé publique. Tous les enfants sont loin d'être repérés aujourd’hui, bien que cette pathologie pourrait concerner plus de 250 000 d’entre eux en primaire (près d’un enfant par classe).
Les gestes complexes nécessitant un apprentissage, comme l’écriture, ne deviennent jamais automatiques chez les enfants dyspraxiques, qui doivent tout au long de leur existence prêter une attention importante à des gestes que les autres enfants apprennent peu à peu à réaliser de manière automatique. Dans la majeure partie des cas, ces difficultés de coordination des praxies sont associées à des troubles oculomoteurs. Cette difficulté à acquérir des stratégies de regard efficaces est extrêmement pénalisante puisqu’elle compromet l’accès aux informations présentées visuellement. Parce que ces perturbations apparaissent en l’absence de lésion cérébrale avérée, elles ont trop souvent par le passé été mises sur le compte d’une immaturité de l’enfant, d’un trouble affectif ou d’un manque de stimulations. Elles sont en fait le reflet d’un dysfonctionnement du cerveau.
Les difficultés à appréhender les perturbations induites par ce handicap invisible, à comprendre et à mettre en œuvre les adaptations nécessaires des supports scolaires qui permettraient aux élèves dyspraxiques d’accéder aux compétences de leur classe d’âge conduisent chaque année des dizaines de milliers d’enfants d’intelligence normale et même bien souvent supérieure à la moyenne vers un échec scolaire. Une coopération étroite entre l’équipe pédagogique, les intervenants médicaux et paramédicaux (ergothérapeute, psychomotricien…) et les parents est indispensable à la mise en œuvre de moyens de compensation au sein de l’école (remplacement de l’écriture manuscrite par la frappe au clavier d’ordinateur, par exemple).

Prise en charge et prévention : le savoir pour tous!



Après le diagnostic d’un trouble de l’apprentissage, une prise en charge individuelle est généralement proposée. Elle cible les fonctions déficitaires, à raison de plusieurs séances par semaine et est associée à une prise en charge pédagogique. Pour la dyslexie, les méthodes les plus fréquentes sont de type orthophonique et portent sur l’entraînement des capacités phonologiques de l’enfant. D’autres rééducations ont pour objectif de permettre à l’enfant de développer des stratégies de compensation pour contourner son handicap.
La prévention est un domaine encore peu exploré. Des études récentes et rigoureuses ont évalué les effets des entraînements pédagogiquescomme réponse de première intention à l’école sur des enfants à risque de dyslexie (issus de familles atteintes de dyslexie) ou sur des enfants en difficulté d’apprentissage de la lecture. Les effets positifs sont obtenus à partir d’entraînements de courte durée, mais répétés chaque jour, avec de petits groupes à besoins similaires. Les interventions précoces (dès les premières manifestations de difficultés de lecture) sont les plus efficaces.

miércoles, 12 de febrero de 2014

Les hypothèses avancées par les chercheurs




Les mécanismes de la dyslexie selon la théorie phonologique (extrait de l’Expertise collective Inserm, 2007, p. 514)
Les mécanismes de la dyslexie selon la théorie phonologique (extrait de l’Expertise collective Inserm, 2007, p. 514)
Pourquoi certains enfants éprouvent-ils des difficultés pour apprendre à lire, écrire ou calculer ? Les travaux de recherche sur les troubles des apprentissages concernent essentiellement la dyslexie. La présence d’un dysfonctionnement des circuits cérébraux impliqués dans la phonologie (représentation et traitement des sons de la parole) est aujourd’hui la cause la plus couramment admise de la dyslexie. Cependant l'association fréquente de la dyslexie avec d'autres troubles du développement incite les chercheurs à explorer d'autres pistes On a ainsi souligné l’importance de la dimension visuelle (analyse spatiale de la séquence des lettres dans le mot), du traitement temporel (rapidité des informations transmises dans la parole), des déficits plus larges de coordination motrice ("hypothèse cérébelleuse"). 
Un parent dyslexique a un risque augmenté d'avoir un enfant également dyslexique par rapport à un parent non dyslexique. Les études de jumeaux menées au plan international ont permis d’estimer à 50 % l’héritabilité de la dyslexie. La recherche des gènes impliqués est encore récente, mais des résultats concordants pointent vers la responsabilité de gènes impliqués dans la migration pendant les étapes précoces du développement cérébral des neurones situés dans les aires cérébrales qui seront recrutées bien plus tard dans l’apprentissage de la lecture. Certains allèles augmentent le risque de développer une dyslexie en interaction avec de nombreux autres facteurs : biochimiques, traumatiques, linguistiques, socio-éducatifs, psychologiques…
Diagnostiquer au plus tôt les enfants en difficulté
Le dépistage systématique lors de l’examen obligatoire de la sixième année, réalisé par les médecins et infirmières de l’Éducation nationale, ne peut concerner la dyslexie puisque l’apprentissage de la lecture n’a pas commencé. En revanche, il permet d’identifier les enfants atteints d’un trouble du langage oral (éventuellement déjà observé à l’examen de 4 ans). Une dysphasie diagnostiquée dès la maternelle est un facteur de risque de dyslexie dans 50 % des cas. Après le signalement d’une difficulté d’apprentissage par un enseignant, l’enfant peut bénéficier d’un dépistage individuel, réalisé au sein de l’école par les médecins de l’Éducation nationale, les psychologues et enseignants spécialisés appartenant au réseau d’aide aux élèves en difficulté (Rased). Le diagnostic nécessite les compétences de plusieurs professionnels réunis au sein d’une équipe pluridisciplinaire : une quarantaine de centres de référence ont été créés au sein des centres hospitaliers universitaires.

martes, 11 de febrero de 2014

Combien d’enfants touchés ? Une prévalence incertaine.

On ne dispose pas en France d’une étude représentative de la population générale sur la prévalence de la dyslexie : il faudrait donc mettre en place ce type d’étude. Différents travaux estiment cette prévalence de la dyslexie (modérée à sévère) à un peu moins de 5 % des enfants à partir du CP — mais les prévalences sont généralement établies pour les enfants de 10 ans dans les études internationales. Les enfants atteints de dyslexie représenteraient selon certains auteurs environ un quart des enfants présentant des difficultés en lecture. Il semble que la dyscalculie se rencontre plus rarement que la dyslexie, mais les données manquent sur sa prévalence.


Source: http://www.inserm.fr/thematiques/neurosciences-sciences-cognitives-neurologie-psychiatrie/dossiers-d-information/troubles-des-apprentissages-dyslexie-dysorthographie-dyscalculie

lunes, 10 de febrero de 2014

D’autres troubles parfois associés


Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie peuvent être associées à des troubles de la coordination (dyspraxie), des troubles du graphisme (avec ou sans lien avec une dyspraxie) ou encore au déficit de l’attention avec hyperactivité. 
Dans plus de la moitié des cas, la dyslexie fait suite à un trouble spécifique du langage oral appelé dysphasie. Ce constat amène les chercheurs à explorer des mécanismes sous-jacents communs impliquant de manière variable les principaux systèmes sensorimoteurs. Les troubles de l’apprentissage sont parfois associés à des troubles émotionnels (troubles anxiodépressifs) ou comportementaux.

Source:  http://www.inserm.fr/thematiques/neurosciences-sciences-cognitives-neurologie-psychiatrie/dossiers-d-information/troubles-des-apprentissages-dyslexie-dysorthographie-dyscalculie

Quand le langage et le calcul posent problème.

L’acquisition de la parole et du langage entre 0 et 3 ans a une forte influence sur la future scolarité. Un trouble du langage oral est donc important à prendre en considération avant 5 ans, si possible dès 3 ans. Pour savoir lire dans une écriture alphabétique, un enfant doit être capable de maîtriser les correspondances entre graphèmes (lettres ou groupes de lettres) et les phonèmes (sons de la parole). 

La dyslexie se manifeste, après le début de l’apprentissage de la lecture au cours préparatoire, par une mauvaise association entre graphèmes et phonèmes.  

La dysorthographie, quant à elle, est essentiellement étudiée chez les enfants atteints de dyslexie et l’on ignore s’il en existe des formes indépendantes d’un trouble spécifique de la lecture. 

Les enfants atteints de dyscalculie ont pour leur part une mauvaise compréhension du dénombrement, socle sur lequel se construisent les habiletés arithmétiques ultérieures. Ils ont également des difficultés de mémorisation et d’apprentissage des tables d’addition et de multiplication.


Source:  http://www.inserm.fr/thematiques/neurosciences-sciences-cognitives-neurologie-psychiatrie/dossiers-d-information/troubles-des-apprentissages-dyslexie-dysorthographie-dyscalculie

sábado, 8 de febrero de 2014

Images



INTRODUCTION


On appelle “dys” maladies en relation aux troubles d’apprentissages scolaires comme par exemple :
 

  • La dyslexie (trouble spécifique de la lecture).
  • La dysorthographie (trouble spécifique de l’expression écrite).
  • La dyscalculie (trouble spécifique du calcul), parmi d’autres.

Lire, écrire, compter, ces apprentissages sont la base du cursus scolaire. Un enfant connaissant des difficultés en ces domaines court un risque accru de marginalisation, voire de stigmatisation, et une difficulté ultérieure d’insertion sociale.

Nous allons voir de ce blog, la description de chacune de ces maladies et quels sont les défis pour les profs et comment approcher un élève avec ces limitations.